Garder le Cap !

A l’image d’une grande navigation, nous préférons tous un parcours sans encombre, de la fluidité et à l’arrivée pouvoir dire “tout s’est bien passé”. Nous pouvons tout anticiper, faire les choses selon des règles infaillibles, rien ne se passera jamais comme prévu. Toujours une inconnue, l’imprévisible. C’est ce qui fait de la vie une grande aventure. 

“Tout s’est bien passé” ne signifie pas que “tout s’est passé comme prévu”. 

Si tout se passait comme prévu, nos projets deviendraient vite ennuyeux. Et puis il y a aussi des difficultés dont on aimerait bien se passer. Il y a cette crise meurtrière… Nous ne savons pas de quoi demain sera fait mais nous savons que demain ne sera pas comme prévu. Alors nous devons nous adapter, tirer des bords ! Traverser l’océan n’est définitivement pas une route toute droite. Le vent est très instable depuis quelques mois. A peine le temps de nous remettre des  grèves de décembre que nous pensions éprouvantes, et déjà une nouvelle tempête dépassant toutes les précédentes vient s’abattre. 

“Touché mais pas coulé”

Même si la tempête fait quelques dégâts, nous sommes toujours là, à flot, nous devons reprendre la route et maintenir le cap. La ligne d’arrivée, elle, n’a pas bougé. On bricole, on répare et on repart ! Pas question de faire demi-tour. La route a changé, elle est pavée d’aventures ni prévues ni prévisibles. C’est ce qui en fait sa force et sa richesse. L’objectif, lui, reste le même, traverser cet océan. 


Qu’en est il de la Mini Transat 2021 ?

Les premières courses de la saison 2020 sont annulées. Aujourd’hui la Mini Transat 2021 n’est pas remise en cause, les organisateurs réfléchissent à adapter le système de qualification avec un nouveau calendrier.  De nombreux projets risquent d’être en péril, faute de financement pour certains et la peur du manque de préparation pour d’autres. 

Concernant le Défi Optimiste, il devient encore plus optimiste ! Même s’il est confronté aux mêmes difficultés que les autres, la perception positive change la façon de les aborder.

Pour la partie financière il y a des coupes budgétaires à faire, des choix techniques moins onéreux, un mat en aluminium plutôt qu’un mat en carbone… La réduction du calendrier limite aussi considérablement le budget de fonctionnement prévu pour le projet. Le budget global est divisé par deux. C’est plutôt une bonne nouvelle ! 

Et le manque de préparation ? pourquoi ne pas y voir une opportunité de redistribuer les cartes ? Ce Défi Optimiste n’a jamais eu la prétention d’être un projet gagnant sur le plan sportif (comme bien d’autres), ce n’est pas sa place. Mais pour tous les “jeunes skippers” comme moi qui n’ont que peu d’expérience, le manque de préparation sera réduit pour tout le monde. Etant déjà bien en retard, ce n’est pas moi que ça va pénaliser. Bien au contraire. J’y vois un gros avantage. 

Il n’y a donc aucune raison de baisser les bras. Un défi Optimiste encore plus optimiste. La ligne d’arrivée n’est pas plus loin, c’est simplement la route qui change. Il faut garder le cap ! 

 

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