Le parcours de la Mini Transat

Le parcours des trois prochaines éditions de la Mini Transat a enfin été dévoilé. Plusieurs candidatures étaient à l’étude par l’organisateur de la course. La Rochelle n’accueillera plus le départ comme pour les deux précédentes éditions (2017 et 2019). Ce sont Les Sables d’Olonne qui ont été choisis pour le départ de la Mini Transat 2021. 

Départ : Les Sables d’Olonne.

Partir des Sables d’Olonne faire sa première transat en solitaire, c’est un peu comme jouer un match de division départementale au Stade de France. Port Olona a gagné son statut de légende dès la fin des années 80 avec le départ du premier Vendée Globe en 1989. Le public sablais vient en masse de part et d’autre de son chenal long de plus d’un kilomètre, saluer ces aventuriers, au départ comme à l’arrivée, jusqu’au dernier. Le même engouement sera-t-il de mise en 2021 pour le départ de la Mini Transat ? Ce sera un immense privilège garant d’émotions intenses pour les quelques 90 participants. Pour la majorité d’entre eux, ce sera la première transat en solitaire qui s’élancera dans l’une des plus belles arènes de la course au large en solitaire. 

© OLIVIER BOURBON / M&M

Direction Santa Cruz, La Palma.

Le parcours s’effectue en deux étapes, souvent aux Iles Canaries, parfois à Madère, c’est la petite île de La Palma qui a été choisi pour l’arrivée de la première étape et le départ de la seconde. C’est l’île la plus à l’ouest de l’archipel volcanique espagnol situé au large des côtes nord ouest de l’Afrique.

Dans un premier temps il faudra donc “dégolfer” en quittant les Sables d’Olonne. Sortir du redouté Golfe de Gascogne réputé pour sa mer parfois dure. Un passage par le Cap Finistère et ses cargos avant une longue décente le long du Portugal avant d’atteindre l’arrivée. Une première étape d’environs 1350 miles nautiques (2500 kilomètres). C’est un parcours qui peut s’avérer exigeant en fonction des conditions météorologiques. Il permet aussi de nombreux choix tactiques de navigation. Cette première étape n’a donc rien d’une simple formalité. Elle peut être déterminante pour le classement général.

Destination Saint François, Guadeloupe.

Après quelques jours d’escale, le grand départ est donné, traverser l’Atlantique ! Direction Saint François en Guadeloupe avec ses plages de sable blanc bordées de palmiers. Un long sprint de 2500 miles nautiques (4600 kilomètres) dans l’Alizé. Cet alizé n’a rien d’une petite balade au portant. Il y a de nombreux “grains” dont il faut se méfier, imposant parfois un rythme de manœuvres et de changements de voiles important. C’est une épreuve ou la concentration est de mise de bout en bout. Une trajectoire à gérer sans aucune information sur la position des concurrents et pour seule information météo un bulletin radio quotidien bien souvent inaudible.

La récompense à l’arrivée, l’Arc Antillais. Même si l’arrivée est prévue pour la deuxième moitié du mois de novembre. Elle est plutôt fêtée avec un ty punch qu’avec un beaujolais nouveau. 

La Transat Retour

Dans la culture de la Mini Transat, il est de coutume de charger les bateaux sur un cargo pour les ramener en Europe. Quelques jours à peine après l’arrivée, les participants regagnent la métropole pour un rendez-vous incontournable, Le Salon Nautique de Paris qui se déroule début décembre. Cette grande kermesse est l’occasion d’y effectuer de nombreuses remises des prix des transats hivernales, Route du Rhum, Transat Jacques Vabres, élection du Marin de l’année… La Mini Transat n’échappe pas à la règle. Je n’irai pas !

Un choix écologique engagé et une aventure personnelle.

En 2019, Nils Boyer m’a donné la chance de participer au convoyage retour de son bateau après la Route du Rhum. J’étais parfaitement incompétent pour une telle navigation à bord d’un voilier bien plus technique et puissant que les “pantoufles” sur lesquelles j’avais l’habitude de naviguer. Je me souviens encore des premiers bords effectués lors d’un départ des Saintes à voile dans les mouillages avec un vent assez fort. C’était tout simplement effrayant !

Nous avons passé un mois aux Antilles, Guadeloupe, Martinique, Grenade… J’y ai passé les plus beaux moments que j’avais vécus jusqu’ici. C’est là qu’est né mon projet de participer à la Mini Transat 2021. Comme un besoin d’y retourner. 

Je ne rentrerai pas en avion quelques jours après mon arrivée. Entre le folklore de la Porte de Versailles et le Paradis Antillais, le choix est vite fait ! Ce sera aussi l’occasion de rendre visite à mes partenaires de La Ligue des Optimistes de France, délégations Guadeloupe et Martinique. 

Ensuite, l’aventure se prolonge. Il faudra tout de même ramener le bateau. Pour ça pas de cargo, un concept m’échappe, celui de mettre un bateau sur un autre bateau alors qu’il peut le faire en autonomie à la seule force vélique. Une transat retour avec une incontournable escale aux Açores. Cette transat se fera en double et bien évidemment hors-course. Une façon de partager et transmettre à mon tour le goût du large. Le départ se fera au début du printemps 2022 quand une bonne fenêtre météo se présentera. L’arrivée aux Sables d’Olonne. Une belle façon de boucler la boucle, de continuer à progresser pour viser la performance en 2023.

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